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Colonnes de la commission du centenaire

Titre : Colonnes de la commission du centenaire
Concepteur : Firme Guy Perrault Cie Ltée
Année de l'installation : 1965
Emplacement : boulevard de l’Industrie
Type de monument : sculpture
Matériaux : pierre
Dimensions : inconnues

Contexte de création
Dans le cadre des fêtes entourant la célébration en 1964 du centenaire de l’incorporation de la Ville de Joliette, de nombreux projets furent initiés. L’un d’eux est annoncé en novembre 1963 : la création des pylônes du centenaire. Le projet s’inspire des colonnes qui avaient été érigées entre 1940 et 1945 à l’entrée des casernes de Lanaudière, rue Alice à Joliette lors de la construction du camp militaire C.A.B.T.C.42. Un dessin est réalisé par les frères Julien et Marcel Perrault, du bureau d’architecte Auguste Martineau et Associés de Joliette.

Aux limites ouest de la municipalité, on prévoit alors construire, en pierre des champs, deux pylônes de vingt pieds de hauteur avec un flambeau d’où, au sommet, brûle une flamme perpétuelle sur le boulevard de l’Industrie, ouvert en 1949. Cette voie d’accès a été privilégiée, car elle mène vers Montréal par la route de Saint-Paul. On croyait pouvoir ainsi rejoindre l’autoroute 40, qui connectera Montréal et Berthier de 1965 à 1967. L’histoire démontrera que le développement sera axé sur la rue Dollar, qui n’était à ce moment qu’un cul-de-sac.

En avril 1964, on fait une demande de soumission pour la réalisation de cet ouvrage. La firme Guy Perrault Cie Ltée, entrepreneur général de Joliette, obtient le contrat au coût de 2 900 $. Les colonnes des commissaires du centenaire sont inaugurées le 3 novembre 1965. Chacune d’elles porte sur une plaque les noms des responsables des fêtes. Celle du côté sud fait mention des noms des six présidents d’honneur, des huit patrons d’honneur, des neuf membres d’honneur, des six membres de l’exécutif et des huit commissaires. Celle du côté nord indique le nom des membres des quelques 16 comités de la commission. À cette occasion, plus de 30 personnes procèdent à la signature du livre d’or de la municipalité au milieu du boulevard de l’Industrie, au grand étonnement de l’évêque du diocèse de Joliette Monseigneur Joseph Arthur Papineau.

Ces colonnes, qui devaient faire œuvre de mémoire vont pourtant tomber dans l’oubli et l’indifférence, phénomène certainement dû à leur éloignement et à leur inaccessibilité sur cette voie de circulation à tel point qu’en mars 1998 on songe à leur démolition dans le cadre d’un projet d’élargissement du boulevard de l’Industrie (route 343) par le ministère des Transports du Québec (MTQ), désirant faire passer de quatre à cinq le nombre de voies sur cette artère. Il faudra l’intervention de la Société d’histoire locale avec sa présidente en tête, Mme Jacqueline Lachance Poirier, pour que le conseil de ville se saisisse du dossier en appuyant la requête visant à préserver ce monument. On intervient aussi auprès du ministre des Transports, M. Jacques Brassard. Le MTQ procède finalement au démantèlement des colonnes. L’état des colonnes empêchant leur déplacement, elles sont reconstruites après les travaux d’élargissement de la chaussée. Pour les déplacer d’un mètre, le coût de ces travaux est estimé à 40 000 $.

Les colonnes sont inaugurées de nouveau le 6 décembre 1999 avec les plaques originales, qui se font face de part et d’autre du boulevard en présence de représentants de la Société d’histoire, de la mairesse de Joliette Danielle Laferrière, du député Guy Chevrette et d'André Sanschagrin, ingénieur du ministère des Transports.

Les colonnes constituent un diptyque fait de pierres-ciments et de moellon, avec un couronnement fait de feuilles de cuivre, sont surmontées d’une lampe électrique avec un globe en forme de flamme. Quelques années plus tard, les plaques sont vandalisées et disparaissent. Le système d’éclairage des flambeaux est remis en marche. Le service d’horticulture confectionne un aménagement paysagé autour des colonnes, sur lesquelles est apposé un élément de fer forgé portant le logo de la Ville de Joliette.

À l’instar d’autres villes comme Saint-Hyacinthe ou Québec, Joliette possède ainsi ses portes d’entrée.

Source
Jean Chevrette, photographe et chercheur en histoire
Août 2022

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