Où souhaitez-vous
partager cette page ?

Menu
Les plus
consultées

Maison Durand-Schwerer

Fiche descriptive du bâtiment

Nom du bâtiment : Maison Durand-Schwerer
Numéro civique : 780
Rue : Notre-Dame
Date de construction : 1906
Fonction d’origine : Résidence personnelle d’Alphonse Durand et de son épouse Marie Schwerer
Fonction actuelle : Résidence
Catégorie : Résidentiel familial
Revêtement extérieur : Bardeau et crépis
Concepteur : Alphonse Durand
Fonction du concepteur : architecte, entrepreneur et sculpteur
Style architectural : Néo-Queen Anne (1890-1914) et Shingle (1890-1920)

Architecture
Plusieurs éléments architecturaux de la résidence rappellent le style néo-Queen Anne tels que les pignons en façades, les galeries enveloppantes, les lignes de toits irrégulières et les couleurs éclatantes des revêtements extérieurs. Le style Shingle se reflète par l’abondance de volumes simples, la haute cheminée, les ornementations sobres et le bardeau en revêtement extérieur. Il est aussi intéressant de noter la présence de colonnes doriques (à moulures sobres), l’abondance des ouvertures et le bow-window (saillie fenestrée du bâtiment) sur la façade visible de la rue Notre-Dame. La résidence Schwerer-Durand diffère en quelques points des autres demeures créées par l’architecte. Elle est en effet trop québécoise pour rappeler le style traditionnel anglais et trop américaine par certaines caractéristiques proches du style Shingle. Personne ne lui en commandera une semblable.

Historique
Fils de plâtrier, Alphonse Durand a décidé d’exercer à son tour un métier dans la même sphère professionnelle en devenant architecte, entrepreneur et sculpteur. Ce Joliettain cosmopolite a construit la résidence du 780, rue Notre-Dame en 1906 pour y habiter avec son épouse, Marie Schwerer, une sculpteure d’origine alsacienne rencontrée à New York. Au cours de sa vie, Alphonse Durand a conçu et réalisé plusieurs résidences cossues pour des membres de l’élite joliettaine. À cette époque, les styles néo-Queen Anne et Shingle étaient très en vogue, respectivement en Europe et aux États-Unis, où l’architecte a effectué de nombreux voyages. Au Québec, il est d’ailleurs assez rare de voir des maisons arborant des styles tels que le néo-Queen Anne et le Shingle ailleurs que dans les villes bordant la frontière américaine. Joliette peut donc s’enorgueillir de cette particularité. En plus de l’intérêt architectural de l’extérieur des résidences, l’intérieur nous révèle des éléments décoratifs tout aussi intéressants apportés par Marie Schwerer. La sculpteure travaillait dans un style Art Nouveau inspiré du mouvement Arts and Craft qui met de l’avant le travail de l’artisan ébéniste.

Alphonse Durand a bâti sa résidence au moment où Joliette connaît sa plus importante phase d’industrialisation. Alors que sa population est de 4 220 habitants en 1901, elle en compte plus du double vingt ans plus tard. Joliette a en effet de nombreux atouts tels qu’une liaison ferroviaire avec l’Ouest et le Nord du pays, plusieurs établissements d’enseignement et des hôpitaux. La population de Joliette compte dans ses rangs plusieurs hommes exerçant des professions libérales, des riches commerçants et des industriels qui y font fortune. C’est à cette époque que se forment les grandes familles de l’élite joliettaine, en très petit nombre auparavant. La Maison Durand-Schwerer fait partie d’une longue série de demeures que l’architecte joliettain a bâties pour cette élite.

Références

LIEUX PATRIMONIAUX DU CANADA, Le style néo-Queen Anne, en français, page consultée le 13 juillet 2013.

MARTINEAU, Jocelyne. Étude historique, analyse architecturale et évaluation patrimoniale de la résidence Schwerer-Durand, Ministère des Affaires culturelles, direction Laval-Lanaudière-Laurentides, mars 1993, 232 p.

VILLE DE JOLIETTE, Texte du panneau d’interprétation installé devant le Centre dentaire Delorme et Lefebvre, (page consultée le 13 juillet 2013)

Portail citoyen

Inscrivez-vous au portail
pour recevoir des alertes
sur votre cellulaire.

Visitez le portail